Le terrible couperet que tout le monde redoutait est officiellement tombé, plongeant le pays dans une profonde affliction. Dans un communiqué officiel publié ce vendredi 5 juin 2026, le parquet d’Agen a formellement confirmé que le corps sans vie découvert la veille dans l’est du département du Gers est bel et bien celui de la petite Lyhanna. La fillette, âgée de seulement 11 ans, s’était volatilisée le 29 mai dernier, déclenchant une course contre la montre de sept jours qui s’est malheureusement soldée par un dénouement tragique.
Les conclusions de l’autopsie et le mystère des causes de la mort
C’est l’examen médico-légal pratiqué sur la dépouille qui a permis d’apporter cette certitude absolue. Ce jeudi 4 juin, les forces de l’ordre avaient localisé le corps d’un enfant dissimulé dans un silo agricole désaffecté, situé à proximité du village de Puycasquier. Dès les premières constatations, les enquêteurs avaient noté que la victime était « porteuse de vêtements similaires » à ceux que portait la collégienne au moment de sa disparition.
Tekst se nastavlja ispod promocije
Ce vendredi 5 juin 2026, l’autopsie a livré ses premiers résultats. Le procureur de la République d’Agen, Olivier Naboulet, a certifié la concordance d’identité. En revanche, le mystère plane encore sur les circonstances exactes du drame. Le magistrat a ainsi précisé :
« Les médecins légistes, en l’état de leurs investigations, ne sont pas aujourd’hui en mesure d’indiquer quelles sont les causes de la mort ; dès lors des examens et expertises complémentaires ont été ordonnés et vont être diligentés. Dès lors que les causes auront été indiquées par les médecins légistes et experts, une nouvelle communication sera proposée ; le délai en reste en revanche non déterminé. »
Tekst se nastavlja ispod promocije
Le profil de Jérôme B. : un lourd historique de violences sexuelles
Parallèlement aux investigations techniques, le profil du suspect numéro un, Jérôme B., suscite une indignation grandissante au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Actuellement placé en détention, cet homme de 41 ans se retrouve au centre de graves accusations. Les déclarations de Clémence Meyer, procureure de la République d’Auch, ont mis en lumière un passé judiciaire jalonné de multiples signalements et de plaintes pour des faits présumés de violences sexuelles sur mineurs, soulevant la question cruciale de savoir comment l’individu a pu rester en liberté.
Le parcours du suspect avec la justice commence en décembre 2017. À cette époque, la gendarmerie est saisie par la mère d’une adolescente de 17 ans qui entretenait une liaison depuis quelques mois avec Jérôme B., alors âgé d’une trentaine d’années. Cette première procédure s’est toutefois soldée par un classement sans suite en 2018 pour absence d’infraction, les autorités ayant conclu au caractère consenti de la relation face à une mineure de plus de 15 ans.
Trois ans plus tard, en février 2021, Jérôme B. refait parler de lui dans un cadre professionnel. Alors qu’il exerce les fonctions d’agent d’entretien au sein du lycée de Lectoure, dans le Gers, il fait l’objet d’un licenciement sec à l’issue d’une procédure disciplinaire interne. Le motif invoqué par la direction est le signalement d’un « comportement inapproprié envers une lycéenne ». Fait troublant : ce n’est que le 31 mai 2026, soit après la disparition de Lyhanna, qu’un responsable de l’établissement a « spontanément contacté la gendarmerie » pour révéler cet épisode. La procureure d’Auch a indiqué que des vérifications urgentes étaient en cours pour déterminer si un signalement officiel avait été transmis à la justice à l’époque.
Des plaintes pour viols classées ou ralenties par la bureaucratie
L’escalade criminelle présumée se poursuit en 2022, lorsqu’une première plainte pour viol est officiellement déposée contre lui. Une mineure née en 2013 dénonce des agressions sexuelles subies en 2020 au domicile du suspect, situé à Montestruc-sur-Gers. Mais en raison de lenteurs administratives flagrantes, cette plainte n’est parvenue sur le bureau du parquet qu’au début de l’année 2024. Les actes d’enquêtes réalisés n’ayant pas permis d’étayer les déclarations de la fillette, l’affaire est classée le 28 mai 2024. Face aux événements récents, la procureure d’Auch a néanmoins estimé « tout à fait envisageable » que ce dossier soit réexaminé.
En août 2025, une deuxième plainte pour viols est déposée à Plaisance-du-Touch, en Haute-Garonne. Une autre victime, née en 2014, accuse Jérôme B. d’abus commis à son domicile entre septembre 2024 et mai 2025. Si la fillette est entendue rapidement et que des examens médico-légaux sont réalisés à l’automne 2025, la machine judiciaire va s’embourber dans des conflits de compétence territoriale. En octobre 2025, le parquet de Toulouse se dessaisit au profit de celui d’Auch. Ce dernier n’adresse la procédure à la gendarmerie de Lectoure que le 9 janvier 2026. Bien que des actes d’enquête aient été prescrits par Clémence Meyer, l’investigation était toujours en cours au moment du rapt de Lyhanna.
Enfin, l’horreur s’est encore accentuée ce mercredi 3 juin 2026, lorsqu’une toute dernière plainte pour « viol sur mineur » a été notifiée au parquet d’Auch. Selon des révélations de La Dépêche du Midi, il s’agirait de la plainte du père d’une fillette de 11 ans, dénonçant des agissements commis par le suspect lors d’une soirée pyjama au cours de l’été 2025.
La colère d’Emmanuel Macron face aux failles de l’État
L’accumulation de ces ratés administratifs et judiciaires a provoqué une vive réaction au sommet de l’État. Le président de la République, Emmanuel Macron, a publiquement qualifié ces dysfonctionnements d’« inacceptables ». Rejetant fermement l’argument récurrent du manque de moyens pour excuser les défaillances de l’administration, le chef de l’État a placé le débat sur le terrain de la responsabilité individuelle et organisationnelle, promettant que des comptes allaient être demandés à la suite des enquêtes administratives en cours :
« Depuis 2017, j’invite chacun à regarder les moyens qui ont été mis dans la gendarmerie, dans la justice. Donc c’est une question de réponse, de fermeté, d’organisation, de responsabilité. »
Suivez Journal France
Les dernières nouvelles directement sur votre Facebook.