EKSKLUZIVNO 14. Juil · 21:52

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L’IRAN AU BORD D’UNE CATASTROPHE MAJEURE ! Des images satellites révèlent un phénomène plus dévastateur que des opérations militaires

L’Iran traverse une période de fortes pressions hydriques liées à une sécheresse prolongée, à des pratiques agricoles intensives et à un pompage continu des eaux souterraines. Alors que l’opinion publique internationale se concentre sur la dynamique militaire dans la région, la disponibilité des ressources en eau représente un défi structurel majeur pour la population locale. Les facteurs climatiques, les méthodes de production agricole et l’état des infrastructures civiles, touchées par les événements récents, influencent directement la situation actuelle.

Les images satellites montrent des transformations environnementales, en particulier dans la région du lac Ourmia, qui fut autrefois l’un des plus grands lacs salés du Moyen-Orient. Au cours des années quatre-vingt-dix, sa superficie atteignait près de 6 000 kilomètres carrés, alors qu’elle représente aujourd’hui moins de 10 % de cette surface d’origine, laissant derrière elle des étendues de sel.

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Consommation sectorielle et état des infrastructures de distribution

Selon les données du World Resources Institute, l’Iran consomme chaque année plus de 80 % de ses ressources en eau renouvelables. Cette situation s’est intensifiée après des rapports faisant état de dommages causés aux usines de dessalement, aux pipelines et à d’autres infrastructures d’approvisionnement lors des premières phases des tensions régionales.

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L’agriculture représente le secteur le plus gourmand en eau, englobant 91 % des prélèvements totaux. Des rapports relayés par Al Jazeera indiquent que les systèmes d’irrigation existants entraînent des pertes de ressources considérables avant même que l’eau n’atteigne les cultures.

La diminution des réserves d’eau modifie également le paysage démographique. Abdolkarim Hosseinzadeh, vice-président iranien chargé du développement rural, indique que sur les 69 000 villages que compte le pays, environ 31 000 sont actuellement inhabités. L’assèchement des puits provoque des mouvements de population vers les grands centres urbains tels que Téhéran, Mashhad et Ispahan, augmentant ainsi la demande sur les réseaux de distribution des villes. À Ispahan, le lit de la rivière Zayandehrud, qui traverse la zone urbaine, connaît de régulières périodes d’assèchement.

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