EKSKLUZIVNO 26. Juil · 03:49

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« J’ai honte » : le Premier ministre espagnol présente ses excuses en direct à Brigitte Macron…

Une scène d’une incroyable intensité diplomatique s’est déroulée en marge du traditionnel défilé militaire de la fête nationale à Paris, ce mardi 14 juillet 2026. Alors que les yeux du monde entier sont rivés sur le choc footballistique qui doit opposer la France à l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde à Dallas, la politique a brutalement rattrapé le sport sur les pavés parisiens. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, présent en tribune officielle aux côtés des dirigeants français, a profité de cette tribune hautement symbolique pour exprimer sa profonde consternation et présenter ses excuses officielles à la suite des propos racistes tenus par son prédécesseur, Mariano Rajoy, à l’encontre des joueurs de l’équipe de France, rapporte l’AFP.

​Une scène d’excuses captée en direct par les caméras de télévision

​C’est au pied de la tribune présidentielle des Champs-Élysées, lors du protocole officiel d’accueil des délégations étrangères, que l’échange a eu lieu. Accueilli chaleureusement par son homologue français, le Premier ministre Sébastien Lecornu, et par la Première dame Brigitte Macron, Pedro Sánchez s’est immédiatement fendu d’un geste d’une rare solennité. Sur les images captées par les caméras de télévision, on aperçoit distinctement le dirigeant espagnol porter ses mains à sa poitrine avant de s’incliner légèrement en signe de respect et de contrition. « J’ai tellement honte », a-t-il murmuré de manière répétée à ses hôtes français, une allusion directe au séisme médiatique provoqué par la droite nationaliste ibérique. Interrogé par les agences de presse, l’entourage de Pedro Sánchez a préféré botter en touche, déclarant « ne pas disposer d’informations précises » sur cette conversation privée, bien que les médias espagnols aient unanimement confirmé la nature de cet échange.

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​Le dérapage xénophobe de Mariano Rajoy met le feu aux poudres

​À l’origine de cet incident diplomatique sans précédent, une tribune d’opinion incendiaire publiée le vendredi précédent dans les colonnes du journal conservateur espagnol El Debate. Dans ce texte rédigé par Mariano Rajoy, l’ancien président du gouvernement espagnol de 2011 à 2018, ce dernier s’était risqué à une analyse jugée xénophobe de la sélection nationale tricolore. Si l’ancien leader de la droite espagnole concédait que la France disposait d’une équipe de football « de très haut niveau », il avait ajouté une formule choc qui a immédiatement mis le feu aux poudres en la qualifiant d’équipe « sans Français ». Cette attaque frontale, ciblant de manière à peine voilée la diversité culturelle et les origines des partenaires de Kylian Mbappé, a provoqué une vague d’indignation immédiate des deux côtés des Pyrénées.

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​Une levée de boucliers unanime de la classe politique et des joueurs

​La réplique des autorités françaises ne s’est pas fait attendre face à ce que Paris considère comme une insulte aux valeurs républicaines. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a immédiatement fustigé des déclarations « absolument inacceptables », tandis que le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a tenu à rappeler un principe républicain fondamental : « La France n’a pas de couleur de peau. Toute affirmation contraire relève de la bêtise, du racisme ou d’une combinaison des deux ». Face à cette escalade verbale, Pedro Sánchez avait lui-même pris les devants dès le dimanche en qualifiant publiquement sur le réseau social X les écrits de son prédécesseur de « xénophobes ». Soucieux de préserver l’amitié franco-espagnole à quelques heures du match, Sánchez avait conclu son message par une formule forte : « Que le meilleur gagne et que le racisme perde ». Même au sein de la Roja, plusieurs cadres de la sélection espagnole ont tenu à se désolidariser publiquement de Rajoy, réaffirmant leur respect total pour leurs adversaires du soir.

​Cette crise diplomatique survient alors que Mariano Rajoy traîne déjà un passif politique particulièrement lourd en Espagne, son gouvernement conservateur ayant chuté brutalement en 2018 à la suite d’une motion de censure historique liée à un scandale de corruption et de financement illégal de son parti. En ravivant de vieilles thématiques identitaires à la veille d’un affrontement sportif majeur, l’ancien dirigeant a non seulement embarrassé la diplomatie espagnole, mais a également forcé l’actuel Premier ministre à une mise au point publique en plein cœur des célébrations du 14-Juillet à Paris. Un geste de décence politique indispensable pour que la fête du football reste entière à Dallas.

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