EKSKLUZIVNO 26. Juil · 03:49

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« Il pourrait être extradé » : la déclaration choc de l’avocat de la sénatrice contre Mbappé

La crise diplomatique et judiciaire provoquée par les propos racistes de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla contre Kylian Mbappé vient de prendre un tournant pour le moins inattendu. Alors que la France s’apprête à disputer un quart de finale crucial contre le Maroc ce jeudi 9 juillet 2026 au Gillette Stadium de Boston, l’avocat de la sénatrice, Guillermo Duarte Cacavelos, a lancé une offensive médiatique sidérante. Dans une déclaration relayée par la chaîne locale ABC Cardinal, le conseil de l’élue a menacé le capitaine des Bleus de poursuites pénales au Paraguay, allant jusqu’à évoquer une possible demande d’extradition contre le joueur tricolore.

​La défense de l’immunité parlementaire contre la justice française

​Pour le clan Amarilla, la contre-attaque est claire : il s’agit de renverser la charge de la preuve et de contester la légitimité de l’enquête ouverte par le parquet de Paris. Guillermo Duarte Cacavelos maintient une ligne de défense rigide : « Celeste n’a pas eu de comportement punissable au Paraguay ». L’avocat refuse de reconnaître la compétence de la justice française, arguant que les agissements en cause — ses insultes racistes qualifiant Mbappé de « Camerounais colonisé » — ne seraient pas caractérisés comme un délit punissable selon la législation paraguayenne.

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​Il insiste par ailleurs sur le bouclier constitutionnel dont bénéficie sa cliente : « L’immunité parlementaire est une protection dont nous n’avons même pas encore commencé à débattre ». Pour l’avocat, tant que la sénatrice est protégée au Paraguay, aucune procédure étrangère ne peut être appliquée. Cette position, bien qu’isolée sur la scène internationale, souligne le refus total de la sénatrice de coopérer avec les autorités françaises, malgré la condamnation explicite de ses propos par une large partie de la classe politique mondiale et par le gouvernement paraguayen lui-même.

​L’intimidation : l’arme du « contre-procès » contre le capitaine des Bleus

​La menace la plus surprenante réside dans la volonté affichée par le clan Amarilla de porter plainte, non pas en France, mais directement au Paraguay pour « diffamation » et « calomnie ». Selon l’avocat, Kylian Mbappé aurait commis une erreur stratégique en répliquant aux insultes de la sénatrice sur les réseaux sociaux.

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​« Puisque ce qui constitue pour nous de la diffamation ou de la calomnie est également une infraction pénale en France, nous pouvons engager des poursuites contre Mbappé », a martelé Guillermo Duarte Cacavelos. « Il pourrait être extradé pour répondre de ses actes au Paraguay. » Cette stratégie, bien que perçue comme une manœuvre d’intimidation visant à faire taire le joueur, témoigne de la volonté de la sénatrice de transformer cette affaire de racisme en un débat juridique complexe sur le terrain de la diffamation internationale, détournant ainsi l’attention de ses propres dérapages haineux.

​Un fondement juridique inexistant : pourquoi le scénario est impossible

​Malgré la rhétorique agressive de l’avocat paraguayen, les analystes juridiques et le droit international sont formels : ces menaces d’extradition contre Kylian Mbappé ne reposent sur aucun fondement légal sérieux. Le journal Le Parisien a d’ailleurs rappelé les dispositions strictes du Code de procédure pénale français (article 696-4) qui verrouillent ce type de scénario.

​En premier lieu, la France n’extrade jamais ses propres nationaux. La nationalité française de Kylian Mbappé constitue une protection absolue contre toute demande d’extradition émanant d’un pays tiers. Ensuite, les conditions de fond pour une procédure d’extradition ne sont tout simplement pas remplies. Une telle procédure n’est recevable que pour des délits passibles d’une peine d’emprisonnement égale ou supérieure à deux ans, un seuil que les accusations de « diffamation » portées par le clan Amarilla n’atteignent pas.

​Enfin, sur le plan diplomatique, le gouvernement paraguayen s’est déjà désolidarisé publiquement de la sénatrice, présentant des excuses officielles à la France pour le comportement de leur élue. Il est inimaginable que les autorités paraguayennes formulent une demande d’extradition officielle contre le capitaine des Bleus pour satisfaire une démarche privée et isolée de Celeste Amarilla. Kylian Mbappé ne risque donc aucune interpellation ; le joueur, serein, se concentre sur le quart de finale de ce soir face au Maroc, laissant ses avocats gérer les gesticulations judiciaires d’une élue en perte de vitesse.

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