EKSKLUZIVNO 28. Juil · 01:57

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« Ils mettent leur vie et celle des autres en danger » : le coup de colère du maire de Biganos

Alors que la Gironde continue de faire face à l’un des incendies les plus dévastateurs de son histoire moderne en ce dimanche 26 juillet 2026, l’application des consignes de sécurité se heurte parfois au refus d’une poignée d’habitants. À Biganos, commune de 11 000 habitants située au cœur du bassin d’Arcachon, la quasi-totalité de la population a été contrainte d’abandonner ses logements sous le coup d’un ordre d’évacuation préventive d’urgence. Si le maire de la ville, Bruno Lafon, confirme que les rues sont aujourd’hui désertes, il exprime un vif courroux face au comportement irresponsable de quelques résidents qui s’obstinent à rester sur place au mépris des risques majeurs.

​Une ville fantôme mais des cas d’inconscience isolés

​S’exprimant au micro ce dimanche en début d’après-midi, Bruno Lafon a dressé un panorama saisissant de la situation dans sa commune désertée sous la menace directe des flammes et des fumées toxiques :

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​« Les rues sont désertes à Biganos. La très grande majorité de nos 11 000 concitoyens a parfaitement intégré la gravité de la situation et suivi les consignes édictées par la préfecture et les forces de l’ordre », a d’abord indiqué l’édile.

 

​Toutefois, l’élu ne cache pas son exaspération face aux comportements de résistance observés dans certains quartiers ou zones pavillonnaires isolées :

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​« Ce sont quelques récalcitrants. Ceux qui sont restés sont inconscients. Ils mettent en danger leur vie et celle des autres », a-t-il fermement dénoncé.

 

​Sauver ses biens au risque de surcharger les équipes de secours

​Ce phénomène d’opposition aux ordres d’évacuation s’explique souvent par la volonté désespérée de propriétaires souhaitant protéger leur maison, leur jardin ou leurs animaux à l’aide de simples tuyaux d’arrosage. Une attitude qualifiée d’illusionniste et de hautement périlleuse par les sapeurs-pompiers du SDIS 33, face à un feu « XXL » capable de propager des braises à plusieurs centaines de mètres et d’asphyxier une zone en quelques secondes.

​En refusant de partir à temps via les convois sécurisés par la gendarmerie, ces civils s’exposent à se retrouver piégés par les flammes lorsque les axes routiers deviennent impraticables. Cette situation contraint alors les forces de secours à détourner des véhicules d’attaque et des pompiers du front des brasiers pour effectuer des sauvetages extrêmes en zone rouge, mettant directement en péril la vie des intervenants.

​Renforcement des patrouilles et appels répétés au civisme

​Face à ces comportements à risque, le maire de Biganos et les autorités préfectorales rappellent que les ordres d’évacuation ne sont jamais pris à la légère et répondent à des modélisations précises de l’avancée du feu et des vents. Des patrouilles de gendarmerie sillonnent continuellement les quartiers évacués, non seulement pour sécuriser les biens contre toute tentative de cambriolage, mais aussi pour convaincre les derniers habitants récalcitrants de monter à bord des navettes d’urgence.

​Alors que les capacités des centres d’hébergement temporaires aménagés dans les communes voisines restent pleinement opérationnelles, les élus locaux supplient la population de faire preuve d’un civisme absolu pour ne pas alourdir le bilan humain d’une catastrophe écologique déjà historique.

​Le secteur de la Gironde et du bassin d’Arcachon est soumis depuis plusieurs jours à des conditions météorologiques extrêmes combinant températures caniculaires et sécheresse historique des massifs de pins. L’évacuation préventive des populations demeure le principal levier des autorités pour éviter des pertes humaines face à un incendie dont la trajectoire reste imprévisible.

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