EKSKLUZIVNO 9. Août · 22:54

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« Le détroit d’Ormuz restera fermé » : l’Iran pose ses conditions aux États-Unis et fait monter la tension

Le détroit d’Ormuz, verrou stratégique mondial par lequel transite une part majeure des hydrocarbures de la planète, ne rouvrira pas sans un changement radical d’attitude des États-Unis. Ce samedi 8 août 2026, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique, Mohammad Bagher Zolghadr, a énuméré une série d’exigences préalables fermes adressées à Washington, douchent les espoirs d’une désescalade rapide dans le conflit qui ravage le Moyen-Orient depuis le déclenchement de l’offensive américaine et israélienne le 28 février dernier.

​Des exigences fermes face à l’administration américaine

​Dans une intervention relayée par les médias officiels iraniens, les responsables du régime de Téhéran ont martelé que le blocus maritime du détroit d’Ormuz serait maintenu tant que Washington ne se plierait pas à la totalité des conditions dictées par l’Iran.

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​« Tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d’Ormuz restera fermé », a formellement mis en garde Mohammad Bagher Zolghadr.

 

​Pour autoriser une reprise du trafic pétrolier et commercial dans cette artère vitale de l’économie mondiale, la République islamique exige notamment :

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  1. ​L’arrêt définitif des opérations militaires et des agressions américano-israéliennes contre l’Iran et ses alliés régionaux.

  1. ​La levée immédiate et intégrale du blocus maritime imposé aux ports iraniens ainsi que le retrait des forces américaines de la zone.

  1. ​La levée des sanctions économiques bilatérales et le dégel de l’ensemble des avoirs financiers iraniens à l’étranger.
  2. ​Le versement d’une « indemnisation intégrale » pour les dommages matériels subis par le pays depuis le début de la guerre.

​Ces exigences ravivent les tensions nées de la rupture du protocole de trêve irano-américain conclu en juin, un accord qui avait temporairement permis une reprise de la navigation avant de voler en éclats au début du mois de juillet.

​Des négociations avec Oman sur un tracé temporaire

​En parallèle du bras de fer politique engagé avec les États-Unis, la diplomatie iranienne poursuit ses pourparlers avec le sultanat d’Oman, co-riverain du détroit. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que les deux pays étaient proches d’un accord technique pour définir un itinéraire maritime temporaire.

​Téhéran refuse désormais de revenir à l’ancien Dispositif de Séparation du Trafic (DST) en vigueur avant la guerre, cherchant à imposer une nouvelle tarification de service et un contrôle renforcé sur les bâtiments autorisés à franchir la passe maritime. De son côté, le ministère omanais des Affaires étrangères a qualifié ces discussions de « positives et constructives », tout en condamnant les récentes attaques de missiles sur des pétroliers de la compagnie émiratie Adnoc en transit.

​Une recomposition des alliances sécuritaires au Moyen-Orient

​L’enlisement du conflit et la persistance du blocage d’Ormuz bousculent l’équilibre géopolitique régional. Face aux incertitudes entourant la posture américaine et aux frappes récurrentes qui visent les installations stratégiques des pays du Golfe, une nouvelle alliance s’est concrétisée.

​L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé ce vendredi 7 août un pacte de défense mutuelle. Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a souligné la volonté des acteurs régionaux de reprendre en main la sécurité du Moyen-Orient, déplorant que l’intervention des puissances extérieures ne fasse qu’exacerber les crises régionales.

​Pour suivre en direct l’évolution de la crise diplomatique et maritime, vous pouvez consulter les dépêches de l’agence de presse officielle iranienne IRNA ou le portail d’information internationale de TV5Monde.

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