Dans un contexte de fortes tensions sur le pouvoir d’achat et la fiscalité énergétique, Marine Le Pen est de nouveau intervenue pour critiquer vivement la politique budgétaire menée par la majorité présidentielle. Alors que les arbitrages fiscaux sur la transition écologique et les taxes énergétiques font l’objet de vifs débats, la figure de proue du Rassemblement national (RN) s’en est prise aux décisions gouvernementales, dénonçant une pression fiscale excessive appliquée « dans le dos des Français ».
Une charge virulente contre les arbitrages fiscaux de l’exécutif
Dans sa déclaration, Marine Le Pen remet en cause les trajectoires de taxation sur les produits pétroliers et l’énergie en général. Pointant du doigt une augmentation de la fiscalité à la pompe évaluée à 15 centimes par litre, l’élue du Pas-de-Calais s’insurge contre ce qu’elle qualifie de fardeau insupportable pour les ménages et les travailleurs dépendants de leur véhicule personnel :
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« Combien d’horreurs de ce genre Emmanuel Macron va-t-il léguer aux Français dans leur dos ? Si je suis élue présidente de la République, je n’appliquerai jamais cette hausse de taxes de 15cts/l », a martelé la députée du Rassemblement national.
Cette charge s’inscrit dans la continuité de la stratégie d’opposition du RN, qui place la défense du pouvoir d’achat et la dénonciation de l’écologie punitive au cœur de son discours politique.
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La TVA à 5,5 % sur l’énergie : mesure totem du projet RN
Pour contrer ces augmentations, Marine Le Pen réaffirme sa proposition économique centrale en matière d’énergie : faire passer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 20 % au taux réduit de 5,5 % sur l’ensemble des carburants, ainsi que sur l’électricité, le gaz et le fioul domestique.
« Comme vous le savez déjà, je baisserai même la TVA sur les énergies de 20 % à 5,5 % », a-t-elle rappelé.
En qualifiant les dépenses d’énergie et de carburant de « biens de première nécessité », la dirigeante souverainiste entend redonner de la marge de manœuvre budgétaire aux foyers. Selon les chiffrages présentés par le Rassemblement national, cette baisse de la fiscalité représenterait une économie directe de plusieurs centaines d’euros par an et par ménage, en réduisant mécaniquement la facture globale sur les pleins de carburant et la facture de chauffage.
Les enjeux juridiques et budgétaires de la fiscalité des carburants
En France, le prix du litre de carburant à la pompe intègre deux prélèvements majeurs : l’Accise sur les énergies (anciennement TICPE), prélevée sous la forme d’un montant fixe par volume, et la TVA, qui s’applique à la fois sur le produit hors taxe et sur l’Accise elle-même.
Si la baisse de la TVA sur le gaz et l’électricité est envisageable au regard de certaines dispositions des directives de l’Union européenne, l’application d’un taux réduit de TVA sur les carburants routiers soumet tout gouvernement à des négociations complexes au niveau communautaire, en raison du cadre harmonisé des taux de TVA au sein des États membres.
Pour suivre l’actualité des débats politiques et consulter les textes de loi débattus au Parlement, vous pouvez vous rendre sur le portail de l’Assemblée nationale.
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