DERNIÈRE MINUTE! La France sous le choc après ce qui est arrivé à Jordan Bardella
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a annoncé ce mercredi 27 mai son intention de déposer une plainte pénale contre le rappeur Soli, un artiste à la notoriété jusqu’ici balbutiante. Cette action en justice fait suite à la diffusion sur les plateformes numériques de « menaces de mort explicites » visant très directement le leader politique de l’extrême droite au sein du dernier clip vidéo du musicien. Moins de 24 heures après la mise en ligne sur YouTube de la vidéo illustrant le titre polémique Un facho K.O., l’élu a choisi de réagir de manière particulièrement ferme. « La violence politique doit cesser. Nous ne laisserons plus rien passer », a fermement réagi Jordan Bardella sur son compte officiel X, marquant ainsi une volonté de judiciariser systématiquement les attaques physiques simulées ou verbales à son encontre.
Une mise en scène ultra-violente et la pratique traumatisante du « penalty »

Le clip incriminé, d’une durée d’un peu plus de deux minutes, met en scène de façon explicite trois jeunes hommes se confrontant physiquement à trois autres individus portant des masques réalistes à l’effigie de Jordan Bardella, Marine Le Pen et Éric Zemmour. Dans cette production visuelle, les trois responsables politiques d’extrême droite sont représentés symboliquement ligotés et roués de coups violents alors qu’ils se trouvent au sol. Le personnage incarnant Jordan Bardella y est traité de manière particulièrement féroce, apparaissant allongé sur un terrain de football et ciblé par un coup de pied avec élan porté en pleine tête.
Cette agression scénarisée fait directement référence à une pratique de rue d’une extrême violence dite du « penalty ». Les images brutales viennent directement appuyer les paroles sans équivoque scandées par le rappeur Soli tout au long de la chanson. Le refrain du titre ne laisse aucune place à l’ambiguïté interprétative : « Coup de pied dans la tête d’un facho, quelle bonne saveur / Un bon raciste, c’est un raciste blotti dans son cercueil ». C’est l’accumulation de ces éléments visuels et textuels qui a poussé l’état-major du Rassemblement national à engager immédiatement des poursuites judiciaires pour incitation à la violence et menaces de mort.
Le dilemme de la visibilité médiatique face à un « artiste » en manque de buzz
« Je dépose évidemment plainte pour les menaces de mort explicites proférées dans ce clip de rap d’un ‘artiste’ en manque de notoriété et de talent »
a fait savoir de manière cinglante le président du parti à la flamme. En décidant de médiatiser cette affaire sur ses réseaux sociaux personnels à forte audience, Jordan Bardella prend consciemment le risque doper la visibilité globale du jeune rappeur. Soli est en effet un profil musical très confidentiel dont les premiers enregistrements sur Internet remontent à l’année 2022. L’artiste compte à ce jour moins de 3 000 abonnés sur sa chaîne YouTube officielle, un peu plus de 2 000 auditeurs mensuels sur la plateforme Spotify, et à peine 300 fans enregistrés sur Deezer.
NE PROPUSTI OVU PRILIKU👇
L’enquête judiciaire devra déterminer si les limites de la liberté d’expression artistique et de la caricature politique ont été franchies par cette mise en scène d’exécution symbolique. Les services juridiques du Rassemblement national entendent faire de ce dossier un exemple de la lutte contre ce qu’ils qualifient d’impunité culturelle face à l’extrême droite.
Rappel / Contexte
Cette agression simulée par le biais de la technique du « penalty » dans le clip de rap fait écho à une réalité factuelle récente et particulièrement dramatique. Cette méthode ultra-violente avait notamment été subie par le militant d’ultradroite Quentin Deranque. Ce dernier avait été la victime de cette même pratique lors d’une violente rixe de rue qui l’avait opposé à un groupe constitué de militants d’ultragauche dans la ville de Lyon, au cours du mois de février. La résurgence de ce mode opératoire physique dans une production culturelle s’inscrit dans un climat de tensions croissantes et d’affrontements physiques radicaux entre les factions politiques opposées en France, poussant les autorités et les leaders politiques à une vigilance maximale à l’approche des scrutins à venir.

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